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La Ferme aujourd'hui

Le Disclosure : pourquoi la révélation sans fin nourrit l'attente

Vincent Trapinaud27 septembre 202615 min de lecture

Le « Disclosure » désigne l'idée d'une révélation officielle sur les phénomènes aériens non identifiés, voire sur l'existence d'intelligences non humaines. Dans les faits publics, cette révélation n'arrive jamais tout à fait : des vidéos, des auditions, des rapports, puis de nouveau l'attente. Le tome I des Fermiers propose une hypothèse assumée : une porte entrebâillée, jamais ouverte, retient davantage qu'une vérité livrée d'un bloc, et ce qu'elle entretient, c'est une émotion sans fin.

Que désigne le mot « Disclosure » ?

Disclosure est un mot anglais qui signifie « divulgation ». Dans le vocabulaire de ceux qui s'intéressent aux OVNI, il a pris un sens très particulier : le moment, attendu depuis des décennies, où les autorités diraient enfin publiquement ce qu'elles savent de ces objets qu'on voit dans le ciel sans pouvoir les expliquer. Pour certains, ce moment serait simplement celui de la transparence administrative. Pour d'autres, il serait l'annonce que nous ne sommes pas seuls.

Le mot désigne à la fois un processus réel et documenté, la publication progressive d'informations par des institutions, et une attente, parfois une espérance, qui dépasse de loin ce que ces informations contiennent. C'est cette ambiguïté qui nous intéresse ici, parce qu'elle dit quelque chose de nous autant que du ciel.

Le vocabulaire lui-même a bougé. On parlait d'OVNI, objet volant non identifié, avec tout le folklore des soucoupes. Les institutions américaines ont préféré UAP, pour unidentified aerial phenomena, puis unidentified anomalous phenomena : phénomènes aériens, puis « anormaux », non identifiés. En France, on parle de PAN, phénomènes aérospatiaux non identifiés, terme employé par le GEIPAN, le service du CNES chargé de recueillir et d'analyser les témoignages.

Que sait-on vraiment des PAN et des UAP ?

Sur un sujet pareil, la première discipline est de séparer ce qui est public et vérifiable de ce qui est affirmé, raconté, espéré. Voici ce que l'on peut dire sans rien inventer.

Les faits publics

Aux États-Unis, des vidéos enregistrées par des pilotes de la marine américaine, montrant des objets difficiles à identifier, ont circulé dans la presse à partir de 2017. En 2020, le département de la Défense a officiellement diffusé trois de ces vidéos et reconnu qu'elles étaient authentiques, c'est-à-dire qu'il s'agissait bien d'enregistrements militaires, en précisant que les phénomènes filmés restaient non identifiés. Reconnaître qu'une vidéo est vraie ne dit évidemment pas ce qu'elle montre.

En juin 2021, le Bureau du directeur du renseignement national américain a publié une évaluation préliminaire sur les phénomènes aériens non identifiés. Ce rapport reconnaissait que la plupart des cas examinés restaient inexpliqués faute de données suffisantes, sans conclure à une origine particulière. Dans les années qui ont suivi, le Congrès américain a tenu des auditions publiques sur le sujet, un bureau spécialisé a été créé au sein du Pentagone, et la NASA a réuni un groupe d'experts indépendants dont le rapport, en 2023, appelait surtout à de meilleures données et à une approche scientifique rigoureuse.

Les témoignages

À côté de ces documents, il y a des personnes. Des pilotes qui racontent ce qu'ils ont vu. D'anciens responsables qui affirment que des programmes ont existé. En juillet 2023, un ancien officier du renseignement américain, David Grusch, a déclaré sous serment devant une commission du Congrès avoir eu connaissance de programmes de récupération d'engins d'origine non humaine. Ce témoignage est un fait : il a été prononcé. Son contenu, lui, n'a pas été démontré publiquement, et les services concernés ont indiqué par la suite n'avoir trouvé aucune preuve vérifiable de technologie extraterrestre.

Un témoignage peut être sincère et faux, sincère et vrai, ou sincère et incomplet. Il n'est pas une preuve, il n'est pas non plus un mensonge. Il est un témoignage. Tenir cette position, sans basculer d'un côté ni de l'autre, est déjà un exercice.

Ce que l'on ne sait pas

On ne sait pas, à ce jour, ce que sont ces phénomènes. Aucune source officielle n'a établi l'existence d'intelligences non humaines. Et rien de public ne permet d'affirmer qu'un gouvernement cacherait une vérité de cette nature. C'est précisément dans cet espace, entre ce qui est montré et ce qui n'est pas dit, que l'attente s'installe.

Pourquoi la révélation n'arrive-t-elle jamais tout à fait ?

Regardez le rythme, plutôt que le contenu. Depuis une dizaine d'années, le schéma se répète. Une annonce. Une vidéo granuleuse. Une audition. Un rapport attendu pendant des mois qui, une fois publié, dit surtout qu'on ne sait pas. Une promesse de nouvelles informations « bientôt ». Puis le calme, puis un nouveau fragment. Le tome I décrit ce mouvement avec une formule qui résume tout :

Beaucoup avaient annoncé un grand jour, une conférence de presse planétaire. Ce jour n'est pas venu. Ce qui s'est installé à sa place n'est pas un vide, c'est un régime, que le tome I décrit par une image très simple : la porte.

Une porte grande ouverte, on la franchit, et l'on passe à autre chose. Une porte fermée, on finit par s'en détourner. Mais une porte entrebâillée ? On ne peut ni entrer ni partir. On reste devant. On guette la lumière qui filtre. On échafaude des hypothèses sur ce qu'il y a derrière. On revient voir le lendemain. Le livre le dit sans détour : le rythme n'est pas celui d'une révélation, c'est celui d'un appât. Et l'état dans lequel il maintient des millions de personnes a un nom simple : suspendu. Ni informé, ni ignorant. Perpétuellement sur le point de savoir.

Cette lecture ne dit rien de ce que sont les phénomènes. Le tome I précise même que « les fragments sont peut-être authentiques ». Elle parle de la forme de la circulation, pas de son contenu.

Le Disclosure comme « récolte permanente » : l'hypothèse du tome I

Voici maintenant ce que propose la trilogie, en toute conscience de ce qu'elle avance. Dans la cosmologie des Fermiers, nos émotions produisent une énergie, le Loosh, terme repris aux récits de Robert Monroe que nous présentons dans l'article sur le Loosh et Robert Monroe. Cette énergie se décline en qualités : le Ba-Miel des émotions lourdes, peur, colère, frustration, et le Hab-Miel des émotions légères, espoir, joie, émerveillement. La page Le Miel en détaille la hiérarchie. C'est une carte, pas une croyance : on peut la tenir comme une grille de lecture sans y adhérer.

Le pic contre le filet

Dans cette carte, une révélation totale et soudaine aurait produit un pic : une décharge émotionnelle mondiale, énorme, puis la retombée. Car tout pic se paie d'une redescente. Le pic est une récolte somptueuse suivie d'une terre en jachère.

Le compte-goutte, lui, ne connaît pas de jachère. En ne livrant jamais la réponse complète, il n'autorise jamais la résolution qui permettrait l'oubli. La question reste ouverte, donc l'émotion reste active. Le tome I le formule ainsi : le système a remplacé la récolte ultime par la récolte permanente. Il échange l'intensité contre la durée, et sur la durée, la seconde l'emporte de très loin.

Deux miels à la fois

Ce qui rend ce régime si productif, dans l'hypothèse du livre, c'est qu'il alterne les deux mains. D'un côté la promesse, l'espoir d'une vérité libératrice, la fascination pour un cosmos habité : c'est la carotte, et elle produit du Hab-Miel. De l'autre la menace, le soupçon, la frustration de ne pas savoir, la peur de ce qui pourrait être caché : c'est le bâton, et il produit du Ba-Miel. Le compte-goutte les fait se relayer à un rythme où aucun des deux ne s'épuise.

Le livre passe ensuite en revue les réponses possibles face à ce filet, et c'est peut-être la partie la plus dérangeante du chapitre. Celui qui croit accueille chaque fragment comme la preuve attendue : espoir, puis déception, puis espoir à nouveau. Celui qui doute et raille chaque témoin produit un mépris plus sec, mais tout aussi réel. Celui qui attend, l'immense majorité, entretient une inquiétude de fond, discrète et constante. Celui qui s'indigne contre une dissimulation supposée produit de la colère à l'état pur. Et celui qui renonce, en haussant les épaules, glisse vers un cynisme gris qui reste, lui aussi, une émotion.

Cinq attitudes opposées, cinq cases du même plateau. Aucune n'est perdante pour la maison : carotte ou bâton, le système gagne toujours.

Faut-il y voir un complot ?

Non. Et c'est sans doute le point le plus important de cet article.

Arrivé ici, la tentation est forte de conclure à une machination : quelqu'un, quelque part, aurait choisi de distiller l'information au compte-goutte parce qu'il en connaîtrait le rendement. Le tome I refuse explicitement cette lecture. Le compte-goutte, écrit-il, « n'a pas eu besoin d'être conçu ». Il est ce que produit un ensemble sans pilote laissé à sa propre pente.

Le raisonnement est d'une grande sobriété. Une révélation totale exigerait une décision, un courage, une rupture. Un silence total exigerait une discipline que plus aucune institution ne peut tenir à l'époque des fuites et des téléphones dans toutes les poches. Entre les deux, le filet est simplement la ligne de moindre résistance, le point vers lequel glissent d'eux-mêmes des intérêts contradictoires : ceux qui veulent révéler, ceux qui veulent garder le secret pour des raisons ordinaires de défense ou de prudence, ceux qui veulent gérer l'opinion, ceux qui veulent vendre un livre, un documentaire, une audience. Comme l'eau trouve son niveau, l'ensemble trouve son régime sans que personne ne l'ait calculé.

Il faut ajouter une chose, que le livre répète dans sa conclusion : chercher des coupables est encore une manière d'être récolté. Nommer des ennemis, c'est produire exactement ce que la carte décrit comme le plus productif : méfiance, colère, paranoïa. Si vous avez lu notre article sur les réseaux sociaux, l'anxiété et la colère, vous reconnaîtrez le même schéma : une machine qui n'a besoin d'aucune conspiration pour découvrir que l'émotion forte retient mieux que la nuance.

Pourquoi attendre la révélation nous fascine-t-il autant ?

Une question ouverte occupe l'esprit davantage qu'une question close. Une récompense incertaine retient plus qu'une récompense garantie : c'est tout le principe des jeux de hasard, et celui des fils d'actualité qu'on rafraîchit sans fin. Le Disclosure a la structure parfaite d'un feuilleton sans dernier épisode.

À cela s'ajoute l'enjeu. La question « sommes-nous seuls ? » n'est pas une question comme les autres. Elle touche à l'idée qu'on se fait de sa place dans l'univers, de ce que signifie être humain. Le psychiatre Carl Gustav Jung, dès 1958, dans son essai sur les soucoupes volantes traduit en français sous le titre Un mythe moderne, s'intéressait déjà à ce que ces observations révèlent de la psychologie collective, à ce que nous projetons dans le ciel quand nous attendons qu'il nous réponde. On peut ne pas suivre Jung dans ses conclusions ; sa question reste juste. Ce que nous espérons du ciel dit souvent ce qui nous manque sur terre : un sens, un sauveur, une confirmation que tout cela n'est pas vain.

L'attente est-elle une production ?

C'est ici que le propos des Fermiers devient vraiment personnel. Car le piège de la porte entrebâillée ne concerne pas seulement les OVNI.

Le tome I achève sa réflexion sur un avertissement qu'il présente comme « le plus subtil de tous ». Après avoir compris le compte-goutte extérieur, on est tenté de se tourner vers l'intérieur, et d'y installer exactement le même dispositif. Attendre son éveil. Guetter les signes de sa transformation. Mesurer ses progrès. Espérer le jour où l'on aura enfin franchi le seuil. On a simplement remplacé la porte entrouverte officielle par une porte entrouverte intérieure.

Le tome II, Le Troisième Miel, reprend ce fil avec une précision presque clinique. Il décrit le cycle de toute poursuite : on court après une chose, l'attente produit de la tension, on l'obtient, une brève bouffée de joie, puis l'éclat retombe et le vide revient, un peu plus creux. Alors on désigne une nouvelle chose à poursuivre. Et il nomme la ruse la plus retorse : faire de la libération elle-même une nouvelle Ferme, où l'on collectionne les stages, où l'on mesure et compare son éveil. Un chercheur qui court après son éveil, écrit l'auteur, produit tout autant qu'un cadre qui court après sa promotion. La carotte a simplement changé de nom.

Voilà pourquoi le Disclosure est un sujet si instructif, même pour qui ne s'intéresse pas aux phénomènes aériens. Il montre en grand, à l'échelle d'une civilisation, un mécanisme que chacun connaît en petit : l'attente n'est pas un temps vide, c'est une activité. Elle occupe, elle tend, elle alterne espoir et déception. Dans la carte des Fermiers, elle produit. Hors de toute carte, elle fatigue.

Quelle serait la vraie révélation ?

Si le chapitre s'arrêtait au constat du plateau truqué, il serait désespérant. Le tome I refuse cette impasse avec une distinction très nette. Il a montré que le système gagne à chaque coup joué sur le plateau. Il n'a pas montré qu'il n'existe rien en dehors du plateau.

Croire, douter, attendre, s'indigner, renoncer : toutes ces réponses ont un point commun, ce sont des réactions. Or il existe un état qui n'en est pas une. Recevoir le fragment, le voir pour ce qu'il est, un appât calibré, et ne pas le convertir en carburant. Rester lucide et calme devant la porte entrouverte. Le livre le dit par une image de joueur : c'est celui qui, ayant compris que la table est truquée, cesse simplement de miser.

C'est là que la trilogie place ce qu'elle appelle « la vraie révélation ». Elle n'est pas celle qui tombe des rapports et des écrans. Elle se produit à l'intérieur d'un être quand il voit le dispositif entier et cesse d'y jouer. Le tome I la résume en quatre lignes :

Autrement dit, la seule révélation qui compte, dans cette perspective, n'est pas une information sur le cosmos. C'est une connaissance de soi : savoir ce que l'on fait de ce qu'on reçoit. Ce n'est pas une victoire sur qui que ce soit : c'est « plus modeste et plus radical à la fois ». Cette absence de réaction consciente est ce que la trilogie nomme le Troisième Miel, la seule émanation que la récolte ne sait pas prendre. Nous en détaillons la pratique dans l'article sur la non-réaction lucide.

Comment s'intéresser aux OVNI sans être récolté ?

Rien de tout cela n'invite à se détourner du sujet : les phénomènes non identifiés méritent une attention sérieuse et patiente. La question est de regarder autrement. Quelques repères concrets.

Séparer les trois niveaux, à chaque fois

Devant chaque nouvelle annonce, posez-vous trois questions. Qu'est-ce qui est documenté et vérifiable ? Qu'est-ce qui est affirmé par quelqu'un, et par qui ? Qu'est-ce que je suis en train d'ajouter moi-même, par espoir ou par crainte ? Ce simple tri désamorce une grande part de l'emballement.

Remarquer l'émotion avant l'information

Quand un titre promet une « révélation historique », observez ce qui se passe en vous avant même d'avoir lu. Une accélération, une impatience, une petite fièvre ? Ou au contraire un agacement, un mépris tout prêt ? C'est cette réaction que la carte décrit comme le produit. La voir ne la supprime pas, mais crée un espace. Le tome I formule la question qui s'ouvre alors : cette émotion répond-elle à quelque chose de réel dans ma situation présente, ou est-elle amplifiée au-delà de ce que la situation justifie ?

Refuser le rôle, pas le sujet

Le croyant fervent, le sceptique moqueur, l'éternel suspendu, l'indigné, le blasé : ce sont des rôles, et chacun a sa place sur le plateau. Vous pouvez vous intéresser aux PAN sans endosser aucun d'eux. Lire un rapport jusqu'au bout, noter ce qu'il dit et ce qu'il ne dit pas, puis refermer l'onglet sans avoir besoin d'une conclusion. Tolérer de ne pas savoir est peut-être la forme la plus mûre de la curiosité.

Ne pas remplacer une attente par une autre

Enfin, souvenez-vous de l'avertissement du tome I. Si, après avoir compris tout cela, vous vous mettez à guetter votre propre éveil comme on guettait la conférence de presse, rien n'a changé : la porte entrebâillée a seulement changé de place. La lucidité dont parle la trilogie ne s'attend pas. Elle se pratique maintenant, dans la manière de recevoir l'émotion de cet instant, ou pas du tout.

C'est tout le sens de la phrase que le tome I place au cœur de son chapitre : le compte-goutte a été conçu, par l'aveugle sagesse du système, pour qu'aucune réaction ne lui échappe. Il n'a pas prévu l'absence de réaction. Pour aller plus loin, le chapitre sur le Disclosure et celui qui le suit se lisent dans Les Fermiers, tome I.

Questions fréquentes

Que veut dire Disclosure à propos des OVNI ?

Disclosure signifie « divulgation » en anglais. Dans le débat sur les OVNI, le mot désigne la révélation officielle, attendue par beaucoup, de ce que les autorités savent sur les phénomènes aériens non identifiés. Il recouvre à la fois un processus réel, la publication progressive de documents et d'auditions, et une attente beaucoup plus vaste : l'annonce que nous ne serions pas seuls, qui n'a jamais été faite.

Que signifient PAN et UAP ?

UAP est l'acronyme anglais d'unidentified aerial phenomena, devenu ensuite unidentified anomalous phenomena : des phénomènes observés que l'on ne parvient pas à identifier. En France, on parle de PAN, phénomènes aérospatiaux non identifiés, terme employé par le GEIPAN, le service du CNES qui recueille et analyse les témoignages. Ces termes désignent ce qui a été observé sans préjuger de son origine.

Le Pentagone a-t-il reconnu l'existence des OVNI ?

Le Pentagone a reconnu en 2020 que trois vidéos filmées par des pilotes de la marine américaine étaient authentiques, et que les phénomènes qu'elles montrent restaient non identifiés. Un rapport officiel a suivi en 2021, puis des auditions au Congrès. Reconnaître qu'un phénomène n'est pas identifié ne revient pas à affirmer qu'il est extraterrestre : aucune source officielle n'a établi cela.

Pourquoi la révélation extraterrestre fascine-t-elle autant ?

Parce qu'elle combine deux ressorts puissants : une question existentielle, sommes-nous seuls, et une réponse qui ne vient jamais tout à fait. Une question ouverte occupe l'esprit plus qu'une question close. Le tome I des Fermiers y voit une porte entrebâillée qui retient davantage qu'une vérité livrée d'un bloc, et qui entretient espoir, frustration et soupçon en alternance.

Qu'est-ce que la « récolte permanente » dans Les Fermiers ?

C'est l'hypothèse du tome I : une révélation soudaine aurait provoqué un pic d'émotion suivi d'une retombée, alors qu'une révélation au compte-goutte maintient l'émotion active sans fin. Le livre précise qu'aucun complot n'est nécessaire : ce régime est la ligne de moindre résistance d'intérêts contradictoires. La seule issue qu'il propose est intérieure : voir le mécanisme et cesser d'y réagir.

Sources

Vincent Trapinaud
Vincent Trapinaud

Auteur de la trilogie Les Fermiers et créateur de l'Atanor, le Tarot des Fermiers. Il propose une carte, pas une croyance : chacun est libre de la confronter à sa propre expérience.

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